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Les intérêts professionnels conditionnent-ils la réussite professionnelle ?

The Myers-Briggs Company

4 janv. 2024

Les centres d'intérêt sont de puissants prédicteurs de l'épanouissement et de la réussite professionnelle

Les intérêts professionnels conditionnent-ils la réussite professionnelle ?

Posté le 04 janvier 2024 par The Myers-Briggs Company


Savez-vous à quel point nos intérêts sont des ressorts puissants, et souvent ignorés, de nos choix d'études et de carrière, et même de la performance et de la réussite dans la vie en général ?

C'est la conclusion de l’étude menée par James Round et Rong Su sur la manière dont nos intérêts influencent nos comportements et leurs conséquences. Il en est également ressorti que les intérêts professionnels sont à 83 % plus prédictifs du niveau de salaire futur que les aptitudes ou la personnalité - et qu'ils peuvent prédire le statut socio-professionnel à environ 33 %. Il est par ailleurs évident que plus on est intéressé par son travail, moins on risque le burn out. On est aussi moins susceptible de changer de voie ou d'être insatisfait.

Votre carrière est-elle en lien avec vos intérêts ? Quelques témoignages.

Bien sûr, il n’est pas indispensable que notre travail soit en tout point aligné à nos intérêts et passions - cela correspondrait à une vision romancée du travail. Il n’en reste pas moins que lorsque notre carrière est en phase avec nos intérêts, elle nourrit notre motivation - et cela nous est extrêmement bénéfique.

Dans le premier article de notre série sur les intérêts professionnels, nous avons exploré le lien entre intérêts et persévérance dans les études. Nous vous proposons ici quelques témoignages qui illustrent le lien entre les intérêts et la carrière.

Nous avons interrogé plusieurs personnes sur leurs centres d'intérêt ou ce qu’elles aimaient faire enfant et sur le lien qu’elles voyaient entre ces activités et leur carrière actuelle. Drôles ou poignantes, leurs réponses illustrent le pouvoir des intérêts :

« Enfant, j'aimais beaucoup les arts plastiques : que ce soit créer des œuvres avec des pâtes ou peindre à l'aquarelle. Aujourd'hui encore, je pourrais passer des heures dans un magasin de loisirs créatifs. Dans la vie, je suis graphiste à plein temps. Je me suis également lancée récemment dans une activité secondaire qui me permet de dessiner des portraits numériques d'animaux de compagnie. » - Alexandra A. 

« Aussi loin que je m'en souvienne, j'ai toujours adoré plonger mon nez dans les fleurs ! Adolescente, j’occupais un emploi saisonnier dans une ferme horticole et j'étais fascinée par le fait que chaque partie d'une plante exhale son propre parfum. À l'université, j'ai commencé par étudier la biologie végétale, mais j’ai rapidement compris que cela ne me convenait pas. J'ai eu la chance d'avoir une conseillère pédagogique qui m'a vraiment écoutée. Elle m'a convaincue de changer de filière pour étudier la chimie. Je ne l'ai jamais regretté. Vingt ans plus tard, je suis chimiste dans l'industrie des parfums et arômes. Ma mission actuelle consiste à développer de nouveaux mélanges de senteurs florales pour les produits de soins corporels. La boucle est bouclée ! » – Emma V.

« J'ai toujours été anticonformiste. Je me souviens avoir défié mon grand-père alors que je n'avais que huit ans. Il ne l’a pas très bien pris ! Mais c'est sûrement ce qui a marqué le début de mon intérêt pour la résolution de conflits et la justice. J'aime connaître tous les arguments d’un débat et me considère comme quelqu’un d’ouvert. Aujourd'hui, je suis avocate et les affaires que je préfère sont celles que l’on peut résoudre en dehors du tribunal, par la médiation ou l'arbitrage. » - Lorraine K.

« Enfant, je dénonçais mes sœurs lorsqu'elles faisaient une bêtise… et maintenant je travaille dans le domaine de la conformité ! » - Catherine B.

« À l'âge de neuf ans, j'ai commencé à rédiger des newsletters familiales pour tenir tout le monde informé de ce qui se passait dans la famille. Je suis ensuite devenue journaliste. J'ai également adoré découvrir l'histoire de toutes les poupées Corolle et j'assiste aujourd’hui à des événements organisés par la société historique locale pour le plaisir. Il m'arrive même de ressortir mes vieux Lego. Il est très important pour moi de faire des choses qui font sourire l'enfant qui sommeille en moi. Mes centres d'intérêt rendent les choses… intéressantes ! » - Elisabeth R.

« J'ai l'impression qu'aucun de mes centres d'intérêt d'enfant n'a de rapport avec ma carrière actuelle. Cependant, ce que j'adorais faire, c'était lire à haute voix. Mais je ne savais pas comment en faire un métier, ni même que je pouvais en faire un métier. Aujourd'hui, je me rends compte qu'il s'agit du métier de doubleur. Je pense souvent à cette opportunité de carrière manquée. Qui sait ? Peut-être que je le ferai un jour. » - Salvatore N.

« Je n'ai jamais été aussi heureux que lorsque je jouais au tennis, au volley ou que je nageais. Je suis aujourd'hui éducateur spécialisé, mais j'ai récemment décidé de reprendre mes études pour devenir ergothérapeute, et me spécialiser en médecine du sport. » - Carl C.

« Enfant, j'adorais les arts du spectacle : chanter, danser, jouer la comédie. C’était tout ce que je voulais faire ! C’est la raison pour laquelle j’ai obtenu un diplôme d’études théâtrales. Aujourd'hui, je gère un théâtre local qui a rouvert ses portes l'année dernière, et j'adore m’imprégner de l’atmosphère glamour et paillettes des représentations que nous y donnons. » - Marie W.

« Cela peut paraître idiot, mais j'ai toujours aimé faire du shopping. Aujourd'hui, je suis acheteuse pour une entreprise d'aménagement paysager. Ce n'est pas exactement le type de shopping qui me passionne habituellement, mais le lien avec mes intérêts est évident. Peut-être qu'un jour, je serai acheteuse dans un autre secteur d'activité ! » - Laura M.

 

Les centres d'intérêt sont de puissants prédicteurs de l'épanouissement et de la réussite professionnelle. Demander à une personne ce qu’elle aimait faire lorsqu’elle était enfant peut aider à lancer la discussion. Mais c’est bien entendu insuffisant pour permettre à une personne de prendre une décision qui l’engagera pour des années. Pour aider leurs étudiants à trouver leur voie, les établissements d’enseignement supérieur ont à leur disposition des outils permettant une évaluation objective de leurs intérêts : neutres et révélateurs, ils fournissent une base fiable pour l’étudiant et son entourage.

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